Bonjour à toutes et à tous

A travers mes photos j'aimerai partager avec vous la fascination, l'amour et la passion que Le Languedoc m'inspire

C'est en cultivant notre capacité d' émerveillement que l'on préservera la Beauté de ce Monde.

Claire

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------





Et n'oubliez pas :

cliquez sur les photos pour les agrandir
et pour les diaporamas n'oubliez pas le son


Affichage des articles dont le libellé est Mes coups de coeur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mes coups de coeur. Afficher tous les articles

jeudi 2 avril 2020

Texte poignant de Coline Serreau qui ne mâche pas ses mots...

Coline Serreau, réalisatrice de Trois hommes et un couffin, mais aussi de films visionnaires, écolos, humanistes et généreux comme La belle verte ou La crise.

LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TÊTE EST EN TRAIN DE REMETTRE SES IDÉES A L’ENDROIT
par Coline Serreau

Le gouvernement gère l'épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.
Apprenons à survivre parmi eux, à s'en protéger en faisant vivre l'espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d'affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l'équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.
Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l'intelligence collective et populaire se manifeste.
En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l'action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont importants dans nos vies.
Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles qui font tenir debout une société sont sous-payés, méprisés. Les aides-soignantes, les infirmières et infirmiers, les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics, le personnel des écoles, les instituteurs, les professeurs, les chercheurs, touchent des salaires de misère tandis que des jeunes crétins arrogants sont payés des millions d'euros par mois pour mettre un ballon dans un filet.
Dans notre monde le mot paysan est une insulte, mais des gens qui se nomment "exploitants agricoles" reçoivent des centaines de milliers d'euros pour faire mourir notre terre, nos corps et notre environnement tandis que l'industrie chimique prospère.
Et voilà que le petit virus remet les pendules à l'heure, voilà qu'aux fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre alors que depuis des décennies les gouvernements successifs se sont acharnés à démanteler nos systèmes de santé et d'éducation, alors que les lobbies règnent en maîtres et arrosent les politiques avec le fric de la corruption.
Nous manquons d'argent pour équiper nos hôpitaux, mais bon sang, prenons l'argent où il se trouve, que les GAFA payent leurs impôts, qu'ils reversent à la société au minimum la moitié de leurs revenus. Car après tout, comment l'ont-ils gagné cet argent ? Ils l'ont gagné parce qu'il y a des peuples qui forment des nations, équipées de rues, d'autoroutes, de trains, d'égouts, d'électricité, d'eau courante, d'écoles, d'hôpitaux, de stades, et j'en passe, parce que la collectivité a payé tout cela de ses deniers, et c’est grâce à toutes ces infrastructures que ces entreprises peuvent faire des profits. Donc ils doivent payer leurs impôts et rendre aux peuples ce qui leur est dû.
Il faudra probablement aussi revoir la question de la dette qui nous ruine en enrichissant les marchés financiers. Au cours des siècles passés les rois de France ont très régulièrement décidé d'annuler la dette publique, de remettre les compteurs à zéro.
Je ne vois pas comment à la sortie de cette crise, quand les comptes en banque des petites gens seront vides, quand les entreprises ne pourront plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers, l'électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne profite qu'aux banquiers.
J'espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû, à savoir exigera que la richesse de la France, produite par le peuple soit redistribuée au peuple et non pas à la finance internationale. Et si les autres pays font aussi défaut de leur dette envers nous, il faudra relocaliser, produire de nouveau chez nous, se contenter de nos ressources, qui sont immenses, et détricoter une partie de la mondialisation qui n'a fait que nous appauvrir.
Et le peuple l'a si bien compris qu'il crie tous les soirs son respect pour ceux qui soignent, pour la fonction soignante, celle des mères, des femmes et des hommes qui font passer l'humain avant le fric.
Ne nous y trompons pas, il n'y aura pas de retour en arrière après cette crise.
Parce que malgré cette souffrance, malgré ces deuils terribles qui frappent tant de familles, malgré ce confinement dont les plus pauvres d'entre nous payent le plus lourd tribut, à savoir les jeunes, les personnes âgées isolées ou confinées dans les EHPAD, les familles nombreuses, coincés qu'ils sont en ville, souvent dans de toutes petites surfaces, malgré tout cela, le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l'endroit.
Où sont les vraies valeurs ? Qu'est-ce qui est important dans nos vies ?
Vivre virtuellement ? Manger des produits issus d'une terre martyrisée et qui empoisonnent nos corps ?
Enrichir par notre travail ceux qui se prennent des bonus faramineux en gérant les licenciements ?
Encaisser la violence sociale de ceux qui n'ont eu de cesse d'appauvrir le système de soin et nous donnent maintenant des leçons de solidarité ?
Subir une médecine uniquement occupée à soigner les symptômes sans se soucier de prévention, qui bourre les gens de médicaments qui les tuent autant ou plus qu'ils ne les soignent ? Une médecine aux ordres des laboratoires pharmaceutiques ?
Alors que la seule médicine valable, c’est celle qui s'occupe de l'environnement sain des humains, qui proscrit tous les poisons, même s'ils rapportent gros. Pourquoi croyez-vous que ce virus qui atteint les poumons prospère si bien ? Parce que nos poumons sont malades de la pollution et que leur faiblesse offre un magnifique garde-manger aux virus.
En agriculture, plus on cultive intensivement sur des dizaines d'hectares des plantes transformées génétiquement ou hybrides dans des terres malades, plus les prédateurs, ou pestes, les attaquent et s'en régalent, et plus il faut les arroser de pesticides pour qu'elles survivent, c’est un cercle vicieux qui ne peut mener qu'à des catastrophes.
Mais ne vous faites pas d'illusions, on traite les humains les plus humbles de la même façon que les plantes et les animaux martyrisés.
Dans les grandes métropoles du monde entier, plus les gens sont entassés, mal nourris, respirent un air vicié qui affaiblit leurs poumons, plus les virus et autres "pestes" seront à l'aise et attaqueront leur point faible : leur système respiratoire.
Cette épidémie, si l'on a l'intelligence d'en analyser l'origine et la manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin, pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se défendre efficacement et à long terme contre les virus.
Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses que nous pensions vitales se révèlent futiles. Acheter toutes sortes d'objets, de vêtements, est impossible et cette impossibilité devient un bonus : d'abord en achetant moins on devient riches.
Et comme on ne perd plus de temps en transports harassants et polluants, soudain on comprend combien ces transports nous détruisaient, combien l'entassement nous rendait agressifs, combien la haine et la méfiance dont on se blindait pour se préserver un vague espace vital, nous faisait du mal.
On prend le temps de cuisiner au lieu de se gaver de junk-food, on se parle, on s'envoie des messages qui rivalisent de créativité et d'humour.
Le télétravail se développe à toute vitesse, il permettra plus tard à un nombre croissant de gens de vivre et de travailler à la campagne, les mégapoles pourront se désengorger.
Pour ce qui est de la culture, les peuples nous enseignent des leçons magnifiques : la culture n'est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d'une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains.
Quoi de pire qu'un confinement pour communiquer ? Et pourtant les italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris des rues entières organisent des concerts du soir, des lectures de poèmes, des manifestations de gratitude, c’est cela la vraie culture, la belle, la grande culture dont le monde a besoin, juste des voix qui chantent pour juguler la solitude.
C’est le contraire de la culture des officines gouvernementales qui ne se sont jamais préoccupées d'assouvir les besoins des populations, de leur offrir ce dont elles ont réellement besoin pour vivre, mais n'ont eu de cesse de conforter les élites, de mépriser toute manifestation culturelle qui plairait au bas peuple.
En ce sens, l'annulation du festival de Cannes est une super bonne nouvelle.
Après l'explosion en plein vol des Césars manipulés depuis des années par une maffia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime partie a été dévoilée, le festival de Cannes va lui aussi devoir faire des révisions déchirantes et se réinventer. Ce festival de Cannes qui déconne, ou festival des connes complices d'un système rongé par la phallocratie, par la corruption de l'industrie du luxe, où l'on expose complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses, pauvres femmes porte-manteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées, ce festival, mais venez-y en jeans troués et en baskets les filles, car c’est votre talent, vos qualités d'artiste qu'il faut y célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute !
Si les manifestations si généreuses, si émouvantes des peuples confinés pouvaient avoir une influence sur le futur de la culture ce serait un beau rêve !
Pour terminer, je voudrais adresser une parole de compassion aux nombreux malades et à leurs proches, et leur dire que du fin fond de nos maisons ou appartements, enfermés que nous sommes, nous ne cessons de penser à eux et de leur souhaiter de se rétablir. Je ne suis pas croyante, les prières m'ont toujours fait rire, mais voilà que je me prends à prier pour que tous ces gens guérissent. Cette prière ne remplacera jamais les soins de l'hôpital, le dévouement héroïque des soignants et une politique sanitaire digne de ce nom, mais c’est tout ce que je peux faire, alors je le fais, en espérant que les ondes transporteront mon message, nos messages, d'amour et d'espoir à ceux qui en ont besoin.
Coline Serreau



vendredi 18 octobre 2019

4 hommes...7 taureaux !!

Course au profit d'une association pour les handicapés - St Laurent d'Aigouze

Nous n'étions pas nombreux mais le coeur y était.

jeudi 20 juin 2019

mardi 18 septembre 2018

Nous voulons des coquelicots


Semons des coquelicots comme autant de graines d'espoir d'un Monde sans pesticides.





"Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises......Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !


Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection."

Marie-Lys Bibeyran.

lundi 4 juin 2018

L'absurde et la grâce




"Voir ce qui EST
Etre avec ce qui EST 
Demeurer avec ce qui Est 
c'est cela l'essentiel"




L'Absurde et la Grâce par jean-Yves Leloup

Arrivé à Istanbul, je tombai gravement malade. On m'a dit par la suite que j'avais dû être empoisonné mais je ne trouve personne à accuser sinon moi-même qui, dans mon indifférence, pouvait manger ce qui restait dans les rues après un marché et boire des eaux qui ne coulaient pas toutes de source. Je mangeais si peu qu'à mon avis c'est dans les eaux sales du Bosphore qu'il faut chercher le microbe fatal.
On me trouva dans la rue sans connaissance. Voyant que j'étais européen, on me conduisit dans un hôpital où vivaient encore des médecins et des infirmiers français. Après les examens d'usage, dont un électro-encéphalogramme, on me déclara « mort ». Je n'étais pas le premier de ces jeunes Européens qu'on retrouvait ainsi. Drogue, misère, empoisonnement, peu importe, on les déclarait vite morts et, s'ils n'avaient pas de papiers, ce qui était mon cas, on ne tardait pas à les enterrer, ce qui allait être mon cas. On décida néanmoins d'attendre un peu et de m'installer dans une chambre fraiche, à l'écart. Raconter ce que j'ai vécu alors me semble bien difficile ; d'abord parce que, avec un électro-encéphalogramme plat, on ne pense plus, ensuite parce que mon expérience n'a rien de très original lorsqu'on connaît les nombreux récits de near death experience dont on parle aujourd'hui. Je suis toujours étonné de l'abondance d'images et de lumière dont témoignent ces rescapés de la mort. Pour moi ce fut plutôt le vide. Rien, mais j'avoue n'avoir jamais connu un état de plénitude semblable à ce vide, à ce Rien. Je vais essayer d'être le plus honnête possible et te décrire avec des mots ce que je sais hors d'atteinte des mots. Les concepts en effet appartiennent à l'espace-temps, et font toujours référence à un « quelque chose » ou au monde. Or cette expérience ne s'est pas vécue dans notre espace-temps et demeure donc hors d'atteinte des instruments qui y sont forgés. D'abord, « je ne voulais pas mourir » ! J'avais souhaité la mort, je m'y étais préparé de toutes sortes de façons, conscientes et inconscientes, et, au moment où « cela » arrivait, je disais, non ! J'ai peur, et plus je dis non, plus je souffre... quelque chose d'intolérable, une révolte de tout mon corps, de tout mon psychisme, non !
Puis, devant l'inéluctable, l'intolérable surtout de la souffrance, quelque chose en moi craque, sombre, et en même temps acquiesce. À quoi bon lutter ? Oui. J'accepte... À l'instant même de ce « oui », toute douleur s'évanouit. Je ne sentais plus rien, ou quelque chose de très léger. Je comprenais le symbole de l'oiseau dont on se sert pour représenter l'âme. J'étais toujours dans ma petite boîte ou dans ma cage, mais l'oiseau déjà étendait ses ailes, prenait son vol. Sensation d'espace, « horizon non empêché », mais toujours conscience, extrêmement vive, lumineuse, que je percevais à la fois dans mon corps et hors de mon corps. Puis, pour reprendre l'image (inadéquate), « l'oiseau sortit de sa cage », sortit du corps et du monde qui l'entourait, mais l'oiseau avait encore sa conscience d'oiseau, autonome et bien différenciée de sa cage...

L'« âme » existe bien en dehors du corps qu'elle informe ou qu'elle anime, cela a été rapporté par d'autres témoins. Puis... comment dire ? comme si le vol sortait de l'oiseau, un vol qui continue sans l'oiseau et qui s'unit à l'Espace... Il n'y eut plus de conscience, plus de « conscience de quelque chose », corps, âme ou oiseau : rien... Mais ce rien, ce no-thing (pas une chose, disent mieux les Anglais), c'était l'Espace qui contenait le vol, la cage et l'oiseau, cette vastitude contenait la conscience, l'âme et le corps, ce n'était rien de particulier, de déterminé, d'informé. Cela n'est Rien, cela Est... c'est tout ce que je peux dire. Pendant ce « temps-là », ou plutôt pendant cette « sortie de ce temps-là », on préparait mon enterrement... Que s'est-il passé ? Je me souviens seulement d'un homme qui a crié en français : « Il n'est pas mort ! » et on entreprit alors des choses désagréables pour me réanimer.


Le vol revint dans l'oiseau, l'oiseau redescendit dans sa cage, l'oiseau suffoquait, il n'arrivait pas à respirer, on lui mit dans les poumons « un air qui n'était pas le sien », on lui transfusa dans les veines toutes sortes de liquides qui n'étaient pas son sang... Quand il commença à gémir, tout le monde fut rassuré : « Il sort du coma. »


.

jeudi 12 avril 2018

de l'art d'être chef !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!



"....ils niaient être des chefs ; ils devaient incarner la pudeur, et vous pouviez parier que si un cheyenne vous disait qu'il était chef, il se payait votre tête.

Il s'agissait de consacrer sa vie à la communauté, et ils n'étaient pas légion, ceux qui se montraient à la hauteur de cette tache. Nombreux étaient ceux qui démissionnaient.  Une ancienne plaisanterie circulait : si vous voulez savoir qui était le véritable chef des cheyennes du Nord, cherchez le gars au portefeuille dégarni planté au bord de la route à côté d'une voiture au réservoir vide. C'était le chef : ruiné d'avoir distribué son argent et en panne d'essence après avoir livré de la nourriture chez les uns et les autres, parce que sa mission est d'absorber les malheurs de son peuple."

Craig Jonhson - A vol d'oiseau (les aventures du shérif Longmire)

.

samedi 3 juin 2017

Altruisme

Abrogation d’Obamacare, retrait de l’accord de Paris sur le climat. Quelle tristesse ! Le président des États-Unis ne montre aucune compassion pour ses présents concitoyens, en les privant d’assistance médicale et aucune compassion pour les générations futures en les privant d’une planète en bon état. Mais nous ne devons pas perdre courage. Souvenons-nous des paroles de Martin Luther King : "C’est à chacun d’entre nous de décider s’il marchera dans la lumière de l’altruisme créatif ou dans les ténèbres de l’égoïsme destructeur."
Il faut oser l’altruisme, oser prendre sérieusement en compte le sort des générations futures, oser, enfin, proclamer que l’altruisme n’est pas un luxe, mais une nécessité.

Matthieu Ricard


dimanche 5 février 2017


Sitting Bull
(Chef Sioux Hunkpapa - 1831/1890)


Quel traité le Blanc a-t-il respecté
que l'homme rouge ait rompu ?

Aucun.

Quel traité l'homme blanc a-t-il jamais passé avec nous
et respecté ?

Aucun.

Quand j'étais enfant, les Sioux étaient maîtres du monde ;
le soleil se levait et se couchait sur leur terre ;
ils menaient dix mille hommes au combat.

Où sont aujourd'hui les guerriers ?

Qui les a massacrés ?

Où sont nos terres ?

Qui les possède ?

Quel homme blanc peut dire
que je lui ai jamais volé sa terre ou le moindre sou ?
Pourtant ils disent que je suis un voleur.

Quelle  femme blanche, même isolée,
ai-je jamais capturée ou insultée ?
Pourtant ils disent que je suis un mauvais indien.

Quel homme blanc m'a jamais vu saoul ?

Qui est jamais venu à moi affamé et reparti le ventre vide ?

Qui m'a jamais vu battre mes femmes
ou maltraiter mes enfants ?

Quelle loi ai-je violée ?

Ai-je tort d'aimer ma propre loi ?

Est-ce mal pour moi parce que j'ai la peau rouge ?

Parce que je suis un Sioux ?

Parce que je suis né là où mon père a vécu ?


Parce que je suis prêt à mourir pour mon peuple et mon pays ?

.

vendredi 23 décembre 2016

simplifiez et remerciez

xavier.bazin@sante-corps-esprit.fr



Et si c’était ça, la clé du bonheur ?


 C’est une leçon de vie qui restera toujours gravé dans ma mémoire.

 C’était en Tanzanie. Je revenais des gorges d’Olduvai, considérées comme le berceau de l’humanité… car c’est là où tout a commencé pour nous, hominidés !

 Encore émerveillé par cette symbolique, je me dirigeai vers mon deuxième objectif de la journée : la rencontre avec les Masaïs.

 Les Masaïs sont un des tout derniers peuples au monde à vivre selon les coutumes et traditions de leurs ancêtres – et cela, depuis des milliers d’années !

 Semi-nomades, ils migrent chaque année au Kenya lorsque la saison sèche frappe la Tanzanie. Ils emmènent alors leurs troupeaux de vaches, chèvres et moutons… et, arrivés à destination, ils reconstruisent entièrement leur village.

 Ce jour-là, j’ai eu la chance d’être accueilli par le fils du chef du village. Il me conduisit dans sa « maison », une sorte d’igloo fait de boue, de bouse de vache et de branchages.

 Et c’est dans cet espace minuscule, au confort plus que rudimentaire, qu’il me fit cette confidence qui me laissa sans voix. Lui, le guerrier masaï qui me faisait face, était diplômé de l’Université de Dar es Salam, la capitale économique de Tanzanie !

•Mais, mais… lui-dis-je, n’avez-vous pas eu la tentation de rester en ville ?


•Jamais de la vie, me sourit-il avec un enthousiasme et une sincérité désarmante. Je suis beaucoup plus heureux ici !


Cet homme avait goûté pendant plusieurs années au confort de la vie moderne… et pourtant, pour rien au monde il n’aurait renoncé à la vie masaï, rythmée par la tradition, les lois de la nature et la cadence des saisons.

 Comment est-ce possible ? Qu’avait-il compris du bonheur qui m’échappait totalement ?

 La réponse, je crois, est que notre vie moderne n’a pas que des bons côtés : elle comporte aussi des pièges cruels et difficiles à déjouer… sauf si l’on nous en donne les clés !


Premier piège : l’abondance
Le confort est un bienfait incontestable… mais il ne fait jamais le bonheur.

 Des psychologues l’ont montré de façon frappante en étudiant des gagnants du loto : ces « heureux élus » vivent quelques mois d’euphorie… mais au bout d’un an environ, ils reviennent presque toujours à leur niveau de bonheur d’avant.

 Ils ont beau avoir une grande maison, une voiture de luxe et un confort matériel incomparable avec leur vie d’avant, ils ne sont pas plus heureux. Pour une raison simple : ils s’y sont habitués.

 Car il nous est très difficile de nous réjouir d’une source de bonheur si elle est là tous les jours. On finit par trouver cela normal et on n’y pense plus.

 On oublie qu’avoir deux jambes pour marcher est une chance énorme… jusqu’au jour où l’on se fracture la cheville.

 Les psychologues appellent cela « l’habituation hédonique » : c’est notre tendance à tenir pour « acquis » tout ce que nous avons.

 Et sur ce point, les sociétés traditionnelles ont un avantage.

 Là-bas, manger à sa faim, boire à sa soif, survivre aux caprices de la nature n’est jamais totalement garanti. Ils en retirent donc un bonheur quotidien plus profond et durable.

 Voici comment l’agriculteur et écrivain Pierre Rabhi parle de la petite communauté algérienne de son enfance :

« Ici, l’existence s’éprouve d’une manière tangible. La moindre gorgée d’eau, la moindre bouchée de nourriture donne à la vie sur fond de patience toujours renouvelée, une réelle saveur. On est prompt à la satisfaction et à la gratitude dès lors que l’essentiel est assuré, comme si un jour vécu était déjà un privilège, un sursis ». [1]
Avec l’abondance, au contraire, on risque toujours de ressembler à ces enfants gâtés… qui ne réalisent pas la chance qu’ils ont… et qui n’arrêtent pas d’en réclamer davantage

 Plutôt que de penser à ceux qui n’ont pas leur chance, ils trépignent de ne pas posséder ce que leurs camarades viennent d’avoir.

 Voilà pourquoi la course à l’accumulation des richesses ne conduit jamais au bonheur ! C’est le destin du hamster condamné à tourner en rond dans sa cage, sans jamais arriver nulle part.

 Car il y aura toujours autour de nous quelqu’un de mieux loti, que l’on pourrait jalouser.

 Et c’est une pente d’autant plus dramatique qu’il n’y a rien de plus précieux dans la vie d’un être humain que d’entretenir des relations saines et profondes avec ses semblables.


Deuxième piège : la solitude
Tout le monde le sait, intuitivement : le plus grand trésor qu’il nous est donné d’avoir sur cette terre, c’est l’amour et l’affection qui nous lie aux autres.

 Cela a même été prouvé scientifiquement, grâce à l’incroyable « étude de Harvard », commencée en 1938 et encore poursuivie aujourd’hui. 

 Depuis 80 ans, des chercheurs examinent minutieusement le parcours de vie de plus de 700 Américains. Chaque année, ils réalisent avec eux des interviews approfondies et examinent leurs bilans de santé.

 Ils cherchaient à savoir ce qui, dans leur parcours et leurs habitudes de vie, contribuait le plus au bonheur et à la longévité.

 Leur conclusion est sans appel : ce qui rend heureux et en bonne santé, ce n’est ni l’argent, ni le succès… mais le fait de nouer des relations étroites, amicales ou amoureuses ! [2]

 Selon le Dr Waldinger, qui a dirigé les recherches :

« La conclusion la plus nette que nous pouvons tirer de cette étude de 75 ans est celle-ci : de bonnes relations nous maintiennent heureux et en bonne santé. C’est tout. »
Le problème, malheureusement, c’est que la modernité ne nous y aide pas vraiment !

 Les Masaïs, eux, n’ont aucun effort à faire : de leur naissance à leur mort, ils ne sont jamais seuls. Ils jouissent d’interactions permanentes avec les membres de leur village, qui n’est autre qu’une grande famille de 150 personnes environ.

 Dans nos sociétés modernes, au contraire, on peut choisir de passer toute la journée derrière un écran de télévision et d’ordinateur, sans jamais sortir de chez soi…

Or la solitude n’est pas seulement liée au malheur : elle est aussi la cause directe d’un état de santé dégradé : mort prématurée [3], déclin cognitif [4], crise cardiaque. [5]

 Et malheureusement, les « amis virtuels » que nous offre la technologie (Facebook…) ne sont pas d’un grand secours. Rien ne remplace le contact face à face, yeux dans les yeux. [6]

 Les nouvelles technologies sont décidément à double tranchant. Si vous n’y prenez pas garde, elles peuvent même vous entraîner dans le dernier grand piège de notre temps :


Troisième piège : la vitesse
Il suffit de passer quelques minutes au cœur d’une grande ville pour en faire l’expérience : bruits, feux rouges, voitures, passants, panneaux publicitaires, vitrines : notre état de conscience est interrompu sans arrêt par un flux ininterrompu de stimulations.

 Et avec les nouvelles technologies, c’est encore pire : sonneries, SMS, emails, tweets… notre esprit est sollicité et interrompu en permanence.

 Le problème est que notre cerveau n’est pas fait pour cela. C’est au contraire le meilleur moyen de le faire dépérir !

 Car notre bien-être dépend en grande partie de notre capacité à être attentif : c’est lorsque nous sommes réellement présents à ce que nous faisons que nous sommes le plus heureux.

 Or la sur-stimulation de notre temps détraque notre attention et entraîne notre cerveau dans un tourbillon incessant. Il est incapable de fixer son attention… et en ressort lessivé !


Cultivez la simplicité avec ce mantra secret
Voilà, il me semble, 3 grands pièges de notre modernité.

 Mais la bonne nouvelle, c’est que chacun de ces poisons possède son antidote ! Ces pièges peuvent être déjoués par des solutions simples et faciles à suivre !

 Et cela commence par un maître mot, la simplicité.

 Cultiver la simplicité, ou la sobriété, c’est aller à l’essentiel. Comme dans une vieille maison, il est important de faire le tri… et se débarrasser du superflu et des distractions.

 C’est renoncer à l’accumulation de biens matériels dont nous n’avons pas besoin. C’est jouir des plaisirs simples de la vie en y étant pleinement présent.

 Être « simple d’esprit », ce n’est pas être stupide, bien au contraire.

 C’est fuir les complications et les distorsions de la vie moderne pour mieux embrasser une vie sobre, profonde et authentique.

 Ce n’est pas évident, bien sûr. Comme le rappelle le Pr Kabat Zinn :

« Il est tellement facile de regarder sans voir, d’écouter sans entendre, de manger sans rien goûter, de ne pas sentir le parfum de la terre humide après une averse, et même de toucher les autres sans être conscient des émotions que l’on échange » [7]
Heureusement, il existe des exercices pratiques qui nous aident à revenir à l’essentiel.

 L’un d’entre eux est le « mantra secret », révélé par le philosophe Matthieu Ricard :

« Voici le mantra qu’un maître tibétain a recommandé. C’est le mantra le plus secret qu’on puisse imaginer, je me demande même si j’ai la permission de le partager avec vous.Le voici : « je n’ai besoin de rien ». Répétez-le dix fois de suite. Vous verrez, on se sent si bien ! »
Voilà le premier pas vers le bonheur : réaliser qu’on n’a pas besoin d’avoir « toujours plus » pour être heureux.


Musclez votre esprit, entraînez le à la sérénité
Mais cela ne suffit pas, évidemment.

 Si on le laisse à lui-même, notre cerveau se compare, jalouse, rumine… et ce ne sont pas les sur-stimulations permanentes du monde moderne qui l’aident à se calmer !

 Voilà pourquoi il est crucial de muscler notre cerveau dans la durée pour l’habituer au calme et à la satisfaction du moment présent.

 Et pour y réussir, je ne connais pas meilleure pratique que la méditation en pleine conscience.

 Ne soyez surtout pas intimidé par ce terme de « méditation ». C’est beaucoup plus simple et « terre à terre » qu’on ne le croit : il s’agit uniquement de s’arrêter quelques secondes ou quelques minutes dans sa journée, et de se concentrer sur l’instant présent.

 On peut écouter son cœur battre, sentir sa respiration, faire un « scan corporel » en essayant de ressentir chacun de nos membres (jusqu’à nos doigts de pieds), écouter les sons autour de soi.

 Cela peut être éprouvant, au départ. Car lorsque l’on plonge dans les méandres de notre esprit, on y trouve parfois une forme de chaos.

 Et on se rend compte à quel point il peut être difficile d’empêcher notre esprit de « vagabonder » ! On est en permanence obligé de se rappeler à l’ordre (avec bienveillance) et d’en revenir à la concentration sur le moment présent.

 Mais quelle récompense, lorsque vous faites l’effort !

 Pas seulement pour ces moments de grâce où vous goûtez soudainement à une autre expérience du monde et de vous-même…

 …mais surtout pour les effets de long terme de cette pratique pour retrouver la sérénité au quotidien.

 Réduction du stress, de l’anxiété, des problèmes cardiaques, des douleurs chroniques, des troubles du sommeil… on ne compte plus les bienfaits de la méditation, prouvés scientifiquement. [8]

 Mantra secret, méditation… ajoutez à cela quelques exercices de gratitude et vous serez comblé :


Soyez reconnaissant de ce que vous avez
J’ai consacré une lettre complète aux vertus thérapeutiques du sentiment de gratitude, et aux études scientifiques récentes qui en montrent les éclatants bienfaits pour notre santé.

 Mais la gratitude est beaucoup plus qu’un médicament : c’est l’antidote le plus puissant de la modernité… parce qu’elle nous pousse à nous comparer à ceux qui ont moins, plutôt qu’à ceux qui ont plus.

 Et c’est si simple ! Voici comment faire, si vous voulez profiter de ses bienfaits :

 Dès le matin, au réveil, prenez quelques secondes pour réaliser la chance que vous avez.

 Vous auriez pu vous réveiller aveugle, sourd ou paralysé… mais non, votre cœur bat tranquillement, vous respirez sans difficulté, vous avez bien vos deux jambes, vos deux bras et une tête bien faite.

 Vous avez la chance d’avoir un toit au-dessus de votre tête. Vous avez l’eau courante, l’électricité à toute heure de la journée, un ordinateur qui vous permet de vous connecter à des informations passionnantes.

 Vous vivez dans un pays libre. Vous avez des yeux pour admirer la beauté de ce qui nous entoure.

 Maintenant, allez un cran plus loin : soyez reconnaissant de tout ceci. Dites merci. Exprimez votre gratitude.

 Si vous être croyant, c’est facile : il vous suffit de remercier le Créateur. Si vous ne l’êtes pas, vous pouvez vous contenter de remercier « la vie » pour tous ses bienfaits.

 Essayez de réaliser que ce qu’il y a de positif dans votre vie, vous le devez au moins en partie à quelqu’un d’autre : à vos parents qui vous ont donné la vie, et à tous ceux qui l’ont influencé, etc. Remerciez-les en pensée.

 Vous pouvez aussi remercier les ouvriers qui ont construit votre chambre, les artisans qui ont fabriqué votre matelas, les paysans qui ont fait pousser le café que vous vous apprêtez à déguster. Et ainsi de suite.

 Vous êtes malade, vous souffrez, vous traversez des épreuves ? Faites tout de même l’effort de remercier la vie pour ce qu’elle vous apporte de positif. Des chercheurs ont montré que la gratitude est efficace y compris chez des victimes d’une maladie dégénérescente et incurable. [9] 

 Voilà, après ces quelques secondes de gratitude, vous pouvez à présent vous lever et bien commencer la journée.

 Et le soir venu, juste avant de dormir, prenez à nouveau une à deux minutes.

 Cette fois, pensez (ou, mieux encore, notez dans un carnet !) à tout ce qui vous est arrivé de positif dans la journée, et exprimez votre reconnaissance à ceux qui l’ont facilité.

« Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries », disait joliment Marcel Proust.
Et bien sûr, tout au long de la journée, pensez bien à remercier chaleureusement tous ceux qui vous rendent service. Ne considérez jamais rien comme « donné » – par exemple, n’hésitez pas à remercier votre conjoint d’avoir cuisiné… même s’il le fait depuis 30 ans !!

 La magie de la gratitude est de nous lier plus étroitement aux autres. Elle nous pousse à la bienveillance envers celui qui nous a rendu service… qui se sentira d’autant plus proche de vous qu’il recevra un « merci » !

Cultivez la simplicité, la sérénité et la gratitude… et vous verrez que l’amour sera décuplé dans votre cœur et celui de votre entourage.

 Et c’est bien cela, le plus important dans la vie.

 Bonne santé… et joyeux Noël !


 Xavier Bazin

mercredi 21 décembre 2016

L'être humain a-t-il une conscience ?

Extraits du discours de Philip Wollen

../..
Les animaux doivent être retirés du menu - parce que ce soir,
ils crient de terreur, dans les abattoirs, les caisses et les cages.
Vils goulags ignobles de désespoir.

J’ai entendu les cris de mon père mourant,
son corps ravagé par le cancer qui l’a tué,
et je me suis rendu compte que j’avais déjà entendu ces cris avant.
Dans les abattoirs…
les yeux arrachés et les tendons coupés,
sur les navires bétaillers en direction du Moyen-Orient
et chez la mère baleine mourante
quand un harpon explose dans son cerveau
alors qu’elle appelle son baleineau.
Leurs cris étaient ceux de mon père.
Et j’ai découvert que dans la souffrance, nous sommes tous égaux.
Et dans leur capacité à souffrir,
un chien est un cochon, est un ours... est un garçon.
../..
Seulement 100 milliards de personnes ont vécu sur terre. 7 milliards y vivent aujourd'hui.
Et nous torturons et tuons 2 MILLIARDS d'animaux chaque semaine.
10.000 espèces sont anéanties chaque année par les actions d'une seule.
Nous sommes maintenant face à la 6ème extinction de masse de l’histoire cosmologique.
Si un autre organisme agissait comme ça, les biologistes l’appelleraient - un virus.
C’est un crime contre l'humanité aux proportions inimaginables.
../..
Il y a plus de 600 MILLIONS de végétariens dans le monde.
C'est plus grand que les Etats-Unis, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Espagne,
l’Italie, le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande réunis !
Si nous étions une nation,
nous serions plus grand que les 27 pays de l'Union Européenne !
../..
Si tout le monde mangeait un régime alimentaire occidental,
nous aurions besoin de 2 planètes Terre pour les nourrir.
Nous n’en avons qu'une seule et elle est en train de mourir.
../..
Chaque morceau de viande que nous mangeons
est une gifle au visage baigné de larmes d'un enfant affamé.
Quand je le regarde dans les yeux, dois-je rester silencieux ?
La terre peut produire assez pour les besoins de chacun,
mais pas assez pour la cupidité de tous.
../..
Les animaux ne sont pas seulement d’autres espèces,
ils sont d'autres nations.
Et nous les assassinons à nos risques et périls.
La carte de la paix se dessine sur un menu.
La paix n'est pas seulement l'absence de guerre.
C'est la présence de justice.

La justice doit être aveugle face à la race, la couleur, la religion ou l’espèce.
Si elle n'est pas aveugle, elle sera une arme de terreur.
Et il y a une terreur inimaginable dans ces horribles Guantánamo
que nous appelons "élevages industriels" ou "abattoirs".
Si les abattoirs avaient des murs de verre, ce débat n’aurait pas lieu.

Je crois qu'un autre monde est possible.
Par une nuit tranquille, je peux l'entendre respirer.
Retirons les animaux du menu et de ces chambres de torture.
S'il vous plaît, votez ce soir pour ceux qui n'ont pas de voix.


Merci.



http://vegane.blogspot.fr/

.