Bonjour à toutes et à tous

A travers mes photos j'aimerai partager avec vous la fascination, l'amour et la passion que Le Languedoc m'inspire

C'est en cultivant notre capacité d' émerveillement que l'on préservera la Beauté de ce Monde.

Claire

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dimanche 30 octobre 2016

Fontaine d'Eure

Fontaine d'Eure

La Fontaine d'Eure est un groupe d'une dizaine de sources pérennes, situées à quelques kilomètres au nord-est d'Uzès, sur la rive gauche de l'Alzon. Ce sont des exsurgences qui servent d'exutoire à une nappe aquifère contenue dans le massif calcaire voisin. Elles ont aujourd'hui un débit moyen de 380 litres par seconde qui est toutefois très irrégulier (de 150 à 1 300 litres par seconde).

Au 1er siècle, les Romains captèrent les eaux de la Fontaine d'Eure pour approvisionner Nîmes : elles y étaient conduites par un aqueduc d'une cinquantaine de kilomètres qui traversait le Gardon sur le pont du Gard. L'ouvrage cessa de fonctionner définitivement au ve siècle.

La Fontaine d'Eure sert à présent à l'adduction en eau potable de la ville d'Uzès grâce à deux forages pratiqués en 1990 et 1992, prélevant un débit d'environ 3 900 m3 par jour (environ 45 litres par seconde).

Les critères retenus par les Romains demeurent satisfaits deux mille ans plus tard : l’eau est limpide, le débit moyen est abondant et relativement régulier.



La source de l’Eure faisait l’objet d’un culte à l’époque celtique (un texte fait allusion aux prêtres de la Fontaine d’Eure).




Le début de l'aqueduc 












lundi 17 octobre 2016

vallée de l'Hérault

L'Hérault avec ses 120 km de long, traverse le département du Gard pour pénétrer celui de l'Hérault au niveau de Ganges. Ce fleuve termine sa course au Grau d'Agde et à la Tamarissière où il se jette dans la mer Méditerranée. Les deux  plans d'eau du fleuve sont le barrage du Moulin de Bertrand et la retenue du Belbezet.


La source de l'Hérault naît au Mont Aigoual à 1288 mètres d'altitude. C'est un fleuve capricieux qui est sujet à des fortes augmentations de débit avec les pluies d'automne. En moins de 10 km, il chute de 1000 mètres d'altitude, au niveau de Valeraugue.

C'est dans le site des gorges de l'Hérault que le barrage hydroélectrique se situe. Il fait partie des 3 ouvrages les plus importants qui jalonnent le fleuve dont deux sont dans les gorges : Le Moulin de Bertrand et le barrage de Belbezet, alors que le troisième se trouve à la sortie des gorges : La Meuse de Clauzel qui se situe sur la rive gauche de l'Hérault.

Les moulins : c'est à la Révolution que les droits d'eau et de vent furent abolis. Auparavant, chaque Seigneur prenait un droit de moûture.



En 1935, une réglementation mit fin à l'activité car il fut fixé un quota de farine à produire. L'industrialisation sous jassante sonna le glas à ce patrimoine.

Le fleuve





Le moulin de Bertrand





Le barrage de Moulin Bertrand

Créé en 1924 afin d’alimenter en énergie électrique la population locale, cette installation repose sur un ouvrage poids desservant trois turbines Francis développant une puissance électrique totale de 1.500 kW.
Cette installation s’est avérée suffisante pour les besoins locaux jusqu’à la fin des années 1960 ; sa capacité a été doublée en 2000 par la mise en place d’un quatrième groupe immergé. 
Les installations de production hydroélectrique exploitées
par la Coopérative d’Électricité de Saint-Martin-de-Londres permettent de
concourir à la satisfaction d’une partie des besoins à partir d’une source
entièrement renouvelable.

En juin 2000, le barrage de Bertrand fut aménagé d'un chenal dans la roche sur la rive droite de l'ouvrage, afin de permettre aux espèces migratrices son franchissement tant dans la montaison qu'à la dévalaison. Cet aménagement permet la libre circulation piscicole.






Barrage de Belbezet

Situé en amont de Saint-Guilhem le Désert, ce barrage est l'un des trois principaux situés sur le cours de l'Hérault.
Ces barrages sont utilisés pour la production d’électricité et fonctionnent au fil de l’eau. La production est arrêtée durant la période estivale quand les débits ne permettent pas de faire fonctionner les turbines dans de bonnes conditions, et les retenues sont donc pleines pratiquement en permanence.









Enfin le Pont du Diable situé au débouché des gorges !







Et pour ceux qui ne connaissent pas la légende du Pont du Diable

Alors que les moines de Gellone et d’Aniane ne ménagent pas leurs efforts pour la construction du pont traversant l’Hérault au débouché des gorges sur la plaine, on constate chaque matin en abordant les lieux, que les travaux réalisés la veille sont systématiquement détruits. Les deux congrégations monastiques comprennent très vite que leur projet subi des entreprises de sabotages nocturnes et en appelle à la protection de leur Saint Patron Guilhem qui un soir, décide de se rendre seul sur les lieux pour y interpeller les éventuels malfaiteurs. Après quelques heures, posté à attendre, Guilhem constate que le Diable déguisé dans un costume de bouc noir fracasse les travaux du pont. Guilhem l’interpelle alors :
- « Satan, je t’ai reconnu dans ton ridicule apparat. Pourquoi dévastes-tu ainsi l’ouvrage de mes frères ? »
- « C’est que je n’ai que faire des entreprises de tes chiens de serviteurs sur terre. »
- « Satan, plutôt que de nous affronter ici, essayons de régler notre contentieux intelligemment. »
- « Pour une fois, je suis d’accord avec toi Guilhem ! Alors écoute-moi bien. Je te propose de construire un pont le plus solide qui soit en trois jours. En échange, tu t’engages à me livrer l’âme d’un de tes chiens de serviteurs. Celle du premier qui traversera le pont sera pour moi et je l’emmènerai avec moi au fond de l’abîme des enfers. »
Sans répondre aux provocations du Diable et avec la plus sereine des assurances, Guilhem lui rétorqua :
- « L’âme d’un de mes chiens de serviteur ! Tu ne saurais mieux dire Satan ! Retrouvons-nous en ces lieux dans trois jours et trois nuits lorsque tu te seras exécuté. »

 Sur ces mots, Guilhem s’en retourna au village.
Trois jours et trois nuits s’écoulèrent et ce fut le moment pour Guilhem et ses compagnons de retourner au pont pour constater la fin des travaux. Arrivés aux abords du chantier, Satan les accueille sur l’ouvrage qu’il vient d’achever, la mine réjouit à l’idée d’emporter avec lui une âme humaine. Il s’adressa alors à Guilhem en ces termes :
- « Je me suis exécuté, l’ouvrage est terminé. J’ai rempli ma part du contrat. A toi maintenant de me donner ce que tu m’as promis. »
Guilhem sortit alors un os de sa veste, le jeta de l’autre côté du Pont et le chien qui se tenait à ses côtés traversa le Pont à grandes enjambées. Alors que le Diable ne comprenait pas la manœuvre, Guilhem s’exclama :
- « Satan, tu vois que je respecte mes engagements. Il y a trois jours de cela, tu me demandais l’âme d’un de mes chiens de serviteur. Et bien, voici le plus fidèle de tous. »
- « ARRRRGH !! Guilhem !! Tu m’as trompé. Ma vengeance sera terrible ! »
Dans sa colère, le Diable tenta de détruire le pont mais l’ayant promis le plus solide possible, il ne put y parvenir. Enfin, comprenant qu’il ne pourrait se venger, il se jeta de dépit dans les eaux de l’Hérault et creusa le gouffre noir dans sa chute.

Parfois, en période de crue, la colère du Diable semble se réveiller et ses hurlements surgissent du fond du gouffre.
C’est ainsi que pendant de très nombreuses années, les pèlerins et gens
de passage qui traversaient le pont se munissaient de pierres pour les
jeter dans le fleuve dans l’espoir d’y laisser le Diable au fond.

vendredi 17 avril 2015

Le Coulet

Hameau blotti au fond d'une vallée de l'Hérault, le Coulet est aussi un lieu où la trace de la présence de l'homme préhistorique est partout ; Le plus important étant le dolmen de Ferrussac.
Ferrussac est également un domaine agricole.
                                           .